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29.01.2012

L'étalon noir, la naissance d'un champion

Synopsis

Dans les montagnes d'Arabie, Sheïtan est un cheval convoité par de cruels voleurs. Celui qui deviendra bientôt Black se réfugie dans le désert où il retourne à l'état sauvage. Là, il se lie avec Rashid, un jeune Bédouin. Ensemble, ils vont tenter de survivre aux voleurs qui se sont lancés sur leurs traces.

Avis

J’ai halluciné en voyant ce livre en librairie, en effet je n’aurais jamais cru qu’un jour les inédits de la série seraient traduits en français ! Du coup je me suis précipitée dessus ; j’ai eu peur un moment en voyant le nom de Steven Farley sur la couverture, sachant qu’il est l’auteur des désastreux Ébène, fils de l’Étalon Noir, mais heureusement Walter Farley était encore aux commandes et cela se voit : l’écriture est digne de ce nom (sans être parfaite, ceci dit) et le ton de la série parfaitement respecté.

Cependant, cet opus reste à part au sein de la série, notamment parce qu’Alec n’apparaît que dans le prologue et l’épilogue, tout le reste de l’histoire se déroulant avant sa rencontre avec Black ; c’est d’ailleurs sous le nom de Sheïtan qu’est mentionné ce dernier durant toute l’histoire de sa jeunesse. Par ailleurs, l’ambiance n’est pas aux courses mais uniquement à l’aventure : on suit Sheïtan dès sa première tentative d’enlèvement par Ibn Al-Kaldhun jusqu’à son embarquement sur le Drake, où il rencontrera Alec. L’intrigue se penche par moitié sur un jeune arabe nommé Rachid, dont je n’ai pas vraiment compris l’intérêt sachant qu’il sera oublié sitôt cet opus refermé.

J’ai trouvé ce livre intéressant car il approfondit la série, néanmoins il m’a paru un peu en-dessous des volumes habituels, sans doute justement parce que s’agissant d’un ouvrage précurseur, il n’est pas encore pourvu de la richesse qu’apporteront les tomes suivants. Par ailleurs, pour les plus jeunes ce n’est pas le plus simple à lire, en raison de la rareté des dialogues : en effet, pendant une large partie de l’histoire, Sheïtan et Rachid sont seuls de leur côté, puis ils se rejoignent mais évidemment, le cheval ne parle pas, les discussions restent donc assez limitées… L’intrigue s’écoule donc essentiellement par la description des faits.

Cependant, la lecture reste un régal pour les amateurs de chevaux. Walter Farley écrivait ces romans parce qu’il les aimait véritablement, parce qu’il admirait leur grâce, leur et beauté et leur force, il écrivait avant tout pour lui-même et cela se ressent. Son œuvre est infiniment plus qualitative que les daubes qui sortent en paquets à l’heure actuelle, et qui sont écrites sur commande juste pour plaire à un public d’adolescentes prépubères avides de relations sentimentales et de sorties entre copines autant que de chevaux. En cela, la sortie de ce livre constitue une petite révolution au sein de ce marché désormais centré sur le marketing plus que sur la littérature. 

Note finale :
7/10