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10.12.2011

La maison de la Nuit T5 - Traquée

Synopsis

Alors que le plan de Néféret pour monter Zoey contre ses amis a échoué, la jeune fille doit faire face à de nouveaux ennuis plus graves encore ! La grande prêtresse a un nouvel allié, Kalona, beau comme un Dieu, mais rusé comme le Diable. Personne à la maison de la nuit ne semble s'apercevoir du danger, alors que Kalona tient déjà tous les élèves sous son charme. Zoey et ses amis se réfugient dans les souterrains aménagés par les Novices rouges. Mais blessée par des oiseaux moqueurs, elle est contrainte de retourner à la maison de la nuit où elle revoit Stark, bien différent depuis sa mort. A-t-il changé de camp lui aussi ? Et pourquoi Kalona, qui a le pouvoir d'entrer dans les rêves, semble croire qu'elle est A-ya, la poupée Cherokee ?

Avis

Jusqu’à présent, mon avis sur les différents tomes de cette série s’étaient avérés mitigés : le premier ne m’avait pas plu, le second à peine davantage, le troisième avait un peu plus retenu mon attention mais le quatrième n’était pas parvenu à me convaincre avec l’arrivée de cette prophétie et d’un « grand méchant » attitré. Pourtant, pour la première fois, je suis en mesure de  dire qu’un tome de cette série a réussi à me plaire, et que sitôt après l’avoir commencé je ne me suis plus arrêtée avant la fin.

Le fait est que la donne a changé. La façon dont cela a eu lieu m’avait laissée sceptique, mais c’est indéniable : nous sommes désormais au cœur du sujet. Le ton devient plus sérieux, les événements plus denses (plus de la moitié du livre se déroule sur un seul jour, et même par la suite la période temporelle reste restreinte, preuve qu’il y a plus qu’autrefois à raconter). Autre observation non négligeable : à force de volumes, l’univers se développe et se complexifie, perdant également le manichéisme insupportable du premier tome. Les novices rouges constituent, par excellence, l’incarnation de personnages qui hésitent entre l’ombre et la lumière et auxquels on ne peut être se fier totalement, sans pour autant pouvoir les condamner malgré leur férocité puisqu’il y a de l’espoir pour eux, certains d’entre eux l’ayant déjà prouvé.

Il est satisfaisant de constater que plusieurs personnages ont su évoluer et s’approfondir. Aphrodite est de ceux-ci, mais aussi Lucie dans un cheminement inverse. D’autres, malheureusement, font du surplace ; c’est le cas de Zoey et ses petits amis successifs. La pauvre est toujours incapable de se décider et papillote allègrement d’un flirt à un autre, semblant chaque fois incapable de se contrôler face à ses « fortes attirances ». Erik est insupportable, nous ne connaissons pas encore suffisamment Stark, et Heath s’accroche comme la misère aux pauvres (cependant, il est celui qui est le plus susceptible d’apporter du piment à la suite de l’histoire, son humanité pouvant visiblement provoquer des événements inattendus, on le surveillera donc avec attention). Le retour au point de départ du triangle (voire carré) sentimental s’avère particulièrement agaçant. Shaunee, Erin, Damien et Jack continuent à n’être que les compagnons de Zoey, sans que l’intrigue ne se penche guère sur eux.

Le bref exil de la petite  bande dans les souterrains permet d’en apprendre davantage sur les novices rouges et de jeter les bases de ce qui pourrait constituer une part non négligeable de l’avenir de Zoey. La partie de l’histoire se déroulant dans la Maison de la Nuit permet quant à elle de mieux appréhender Kalona et ses plans avec Neferet. Le double-jeu auxquels se prêtent les personnages se révèle assez intéressant, chacun sachant quelle est sa position et celle de ses ennemis, mais étant obligé de jouer le jeu des apparences et des faux-semblants dans un équilibre délicat, où le moindre faux pas pourrait s’avérer mortel.

Un suspens indéniable, donc. Des événements plus sérieux, une intrigue densifiée, des personnages qui changent, s’approfondissent et ne sont pas tous aussi lisses que Zoey : en dehors des tergiversations sentimentales de cette dernière, la plupart des ingrédients d’un bon livre sont réunis. Même l’écriture me paraît moins mauvaise qu’avant (mais peut-être m’y suis-je tout simplement habituée).

Malgré un début plutôt mauvais, cette série semble donc en passe de tirer son épingle du jeu. Au cinquième tome, il semble temps ; cependant, je reste prudente : justement parce qu’il ne s’agit que d’un tome sur cinq, et qu’il va falloir vérifier si la tendance se confirme dans les suivants.

 

Note finale :
7/10