Articles liés

22.01.2007

La malédiction de l'Épouvanteur

Synopsis

La malédiction du l'Épouvanteur fait suite à L'apprenti Épouvanteur. Dans ce tome, Thomas Ward poursuit son apprentissage (pour rappel, un Épouvanteur affronte l'obscur, chasse et emprisonne démons, sorcières et malfaisances diverses) et entrave son premier gobelin, prématurément à cause de la maladie de son maître. Puis, prétextant d'assister à un enterrement, ils se rendent à la redoutable ville de Priestown, qui, comme son nom l'indique, se trouve être particulièrement pieuse ; et donc dangereuse pour nos deux compères, considérés eux-mêmes comme sorciers par l'Inquisition. Là, l'Épouvanteur souhaite achever un travail, à savoir éliminer une créature redoutable appelée le Fléau, qui depuis des années corrompt les prêtres de la cathédrale et ne cesse de reprendre des forces. Mais l'Inquisition se dresse également sur leur chemin

Avis

La malédiction du l'Epouvanteur fait suite à L'apprenti Epouvanteur. Dans ce tome, Thomas Ward poursuit son apprentissage (pour rappel, un Epouvanteur affronte l'obscur, chasse et emprisonne démons, sorcières et malfaisances diverses) et entrave son premier gobelin, prématurément à cause de la maladie de son maître. Puis, prétextant d'assister à un enterrement, ils se rendent à la redoutable ville de Priestown, qui, comme son nom l'indique, se trouve être particulièrement pieuse ; et donc dangereuse pour nos deux compères, considérés eux-mêmes comme sorciers par l'Inquisition. Là, l'Epouvanteur souhaite achever un travail, à savoir éliminer une créature redoutable appelée le Fléau, qui depuis des années corrompt les prêtres de la cathédrale et ne cesse de reprendre des forces. Mais l'Inquisition se dresse également sur leur chemin...
D'accord, il était difficile de passer après un roman comme Le Royaume de Tobin. Pour autant, peut-on vraiment considérer avec tolérance une écriture d'écolier, une intrigue aussi niaise que mal développée et des personnages fades et sans profondeur ? 
Certes non. Pourtant, rendons justice à Joseph Delaney : il a effectivement fait quelques progrès depuis le premier tome. D'abord, l'écriture, même si elle demeure celle d'un débutant, est beaucoup moins désagréable : les répétitions à satiété (5-6 par page dans la première moitié) nous sont épargnées cette fois-ci. Cela n'empêche pas la grammaire d'être simpliste et le vocabulaire peu soigné ; il y a franchement des fois où on se demande si l'auteur ne fait pas exprès d'utiliser l'expression la plus laide possible pour blesser les yeux et les oreilles du lecteur...
Quelques indices tentent maladroitement de distiller une sorte de suspens (le mystère entourant la mère de Tom, le passé de l'Epouvanteur...) mais c'est en pure perte puisqu'ils sont évoqués puis oubliés, l'action se contentant de se poursuivre avec maintes descriptions, mais sans jamais parvenir à fixer l'attention. En ce qui me concerne, j'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur le bouquin : mes pensées s'envolaient vers Tobin, vers ma banque qui fait ch... et vers le paysage. J'avais hâte d'en avoir fini avec ce livre, pas parce qu'il me passionnait mais pour que je puisse enfin passer à autre chose. 
Niveau scénario, bon, c'est vrai qu'il y a de bons éléments. Malheureusement ils sont tellement mal traités qu'il est vraiment difficile de les apprécier à leur juste valeur. L'Epouvanteur est un personnage bizarre, on ne sait pas trop qu'en penser, dans la mesure où il est sensé être le maître, tout savoir, mais il fait les erreurs les plus stupides et finit par se faire sauver par Tom ; et après pas un mot de remerciement, « t'es brave mais t'as encore beaucoup à apprendre », etc. Pas très crédible tout ça... De plus les personnages semblent ne pas éprouver d'émotion, à part des « yeux écarquillés », « et puis brusquement un grand calme m'envahit » et autres tournures stéréotypées mais incapable de dégager la moindre chaleur. 
Pour finir, je suis pas vraiment fan de l'univers du livre. Certaines pratiques sont particulièrement perverses à mon goût, notamment le fait d'entraver les mauvaises créatures sans les tuer. On n'évoquera pas le fait que celles-ci sont assez bêtes pour ne pas remarquer que pendant qu'elles mangent, un groupe de personnes creusent un trou à dix mètres pour l'enfermer dedans... et qu'elles tombent encore dans le panneau... Et puis c'est un univers très manichéique, dans le genre « les bons sont gentiiiiiils, les mauvais sont méchaaaaaants »... Certes, il y a des personnages au milieu (Alice), mais la limite entre le bien et le mal reste trop clairement définie pour être crédible. 
Bref je suis pas tout fan. À lire pour constater ce que donne un livre basé sur de bonnes idées, mais écrit par quelqu'un qui ne sait pas le faire...

Note finale :
2/10