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22.01.2012

Le clan des Otori T1 - Le silence du rossignol

Synopsis

Dans sa forteresse d'Inuyama, l'impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d'un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu'Iida l'entende...
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d'une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d'Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d'intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l'intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d'Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol... cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?

Avis

Relecture de ce livre dévoré et apprécié il y a bien des années, et je peux vous assurer que le charme fonctionne toujours autant. Ayant de plus acquis de nouvelles connaissances sur le Japon entre ma première lecture et cette seconde, je me rends encore mieux compte de la portée du travail de documentation fourni par Lian Hearn ; elle a beau avoir modifié un certain nombre d'éléments historiques, l'univers qu'elle retranscrit du Japon féodal est on ne peut plus crédible et complet. 
Bien qu'ayant été écrit plusieurs années plus tôt, le silence du rossignol s'insère à merveille à la suite du fil du destin, ce qui me conforte dans l'opinion que dans l'idéal, il faudrait lire ce dernier en premier... Le destin de Shigeru, du coup, atteint une nouvelle dimension et en devient d'autant plus tragique. 
Pour le reste, j'ai pris autant de plaisir qu'à ma première lecture, sinon plus ; le style soigné de Lian Hearn constitue un véritable enchantement, et les différents personnages restent toujours aussi fascinants, en particulier Takeo dont en ressent bien la déchirure entre ses trois origines.

Note finale :
8/10