Dans la même série

T0

T0
Articles liés

22.01.2012

L'étalon noir T4 - Le ranch de l'étalon noir

Synopsis

À l'âge de 3 ans, Satan, le fils de Black, est au sommet de sa forme et c'est avec brio qu'il remporte le prix Belmont et, par la même occasion, la Triple Couronne. Comme le soulignent les journalistes enthousiastes, la vie sourit à Alec Ramsay, tout se déroule au-delà de ses espérances, il a tout pour être heureux...
Et pourtant ! Car le garçon, indiscutablement, n'est pas heureux. Satan lui apporte tout ce dont il rêvait, mais il n'est pas, il ne pourra jamais remplacer Black, et il se sent encore plus désappointé depuis que les journalistes et photographes se sont mis à lui dérober la propriété et l'affection de son cheval. 
Alors qu'Alec, après une discussion musclée avec Henry, s'apprête à faire une croix définitive sur ses souvenirs avec l'étalon noir, un nouveau revers vient bouleverser sa vie. Car en mourant, Abou Ichak lui a légué Black ! Après quatre ans, Alec s'en retrouve officiellement propriétaire... mais les ennuis ne font que montrer le bout de leur nez. Car aussitôt viennent compliquer sa vie, non seulement les journalistes ayant rapidement éventé le secret, mais aussi la dernière volonté de l'ancien propriétaire de Black, une dernière volonté difficile et peut-être dangereuse à mettre en œuvre...

Avis

L'étalon noir fut d'abord un best-seller des années 50 avant de devenir une série de chevaux incontournable, un créneau aujourd'hui noyé par des licences commerciales de basse qualité littéraire comme Grand Galopou Heartland
Pourtant, au-delà des années, l'œuvre de Walter Farley n'a pas pris une ride et conserve toute sa force, tout son punch, toute sa fibre à la fois passionnée et aventureuse. L'amour de l'auteur pour les chevaux se ressent dans son texte, dans ses descriptions scrupuleuses, vivantes et énergiques, riches d'un vocabulaire précis et utilisé à bon escient. 
On n'ira pas jusqu'à dire que la série relève du chef d'œuvre, loin de là ; mais dans la catégorie des ouvrages destinés à la jeunesse, sur tous les plans elle se montre supérieure à la production actuelle : intrigue plus détaillée, enjeux plus graves, texte plus développé, psychologies plus poussées (l'aveuglement d'Alec, les soupçons d'Henry, la torture de tous les deux face à l'inévitable interrogation : Satan, jeune crack, est-il plus rapide que Black, toujours lié à son légendaire exploit contre Cyclone et Sun Raider ?). 
Dès le début, le talent de Walter Farley pour la mise en scène se dessine par la description dynamique de la course remportée haut la main par Satan, puis par le dialogue enjoué des journalistes qui sert également à retracer rapidement les deux tomes précédents (l'étalon noiret le fils de l'étalon noir). S'ensuit un contrecoup négatif où les nombreuses actions sans but d'Alec soulignent son désoeuvrement, son désarroi, pour aboutir sur un nouveau rebondissement. 
Si tout se passe très rapidement, le roman n'en est pas bâclé pour autant : c'est plutôt qu'à la manière d'un film, les événements trouvent toujours le moyen de s'emboîter de la façon 
idéale ; de tourments intérieurs en confrontations externes, de positions assurées en doutes croissants. Au final, nous tenons entre les mains un roman court (quoique plus long que certains que je ne citerai pas, mais je vais pas insister, on va m'accuser de prendre parti :p) mais détenteur d'une véritable aventure, d'une histoire qui bien qu'unique sent l'émotion et le vécu, qui possède le goût rêveur des classiques. 
Pour tout adolescent qui aime les chevaux, la série des l'étalon noir devrait impérativement figurer en bonne place dans sa bibliothèque.

Note finale :
7/10