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26.07.2012

L'épopée de Gengis Khan T3 - La chevauchée vers l'Empire

Synopsis

La Chine compte ses morts et Gengis les tributs qu'elle lui a versés... Sa gloire est immense ; son orgueil, incommensurable. Aussi lorsque le shah Mohamrned ose lui renvoyer les têtes de ses émissaires, le vieux chef n'hésite-t-il pas longtemps à lancer ses troupes à l'est, en une grande cavalcade vengeresse. Des hordes de Mongols s'abattent bientôt sur Samarkand - où les attendent chameaux et éléphants. Un combat bien Innocent, comparé aux intrigues de succession qui menacent la yourte du grand khan...

Avis

Le premier tome m'avait passionnée, le deuxième je l'avais bien aimé, celui-là je dois bien dire que j'ai bien failli ne pas l'apprécier. "Failli", car heureusement ça n'a pas duré tout le livre... 

C'est surtout la première moitié durant laquelle je me suis vraiment ennuyée. Gengis est désormais dans l'âge mûr, il a des fils tout prêts à prendre sa suite et il voit toujours plus loin, sa soif de conquêtes semblant sans limite. Tout au long de sa vie, Gengis Khan a généralement choisi les guerres qu'il voulait mener en se basant sur des raisons personnelles (vengeances, notamment) ; et durant la première moitié du roman, soit 300 pages dans la version poche, l'auteur raconte dans les détails la bataille de Gengis contre le shah. On a donc des descriptions interminables d'escarmouches, de batailles, de décision militaires, et j'en passe... Il n'y a guère que les relations entre les personnages, surtout les tensions entre les fils de Gengis, qui ont pu me distraire un peu mais sinon je devais quand même me forcer un peu à avancer, et j'ai dit "ouf" quand Gengis obtient enfin sa victoire. 

Durant la deuxième moitié du livre, on se recentre sur l'évolution plus générale de la vie des personnages : Gengis poursuit ses conquêtes, mais aussi forme son héritier ; de plus, l'intrigue se penche aussi dans une assez large mesure sur le nouvel ennemi de Gengis, Djalal al-Din, le fils du shah qui lui aussi a su se montrer un grand chef de guerre. Il y a donc plus de variétés et moins de longueurs, et là j'ai vraiment retrouvé le ton que j'aimais dans ce cycle. J'ai eu beaucoup plus de plaisir à lire les parties 2 et 3 qui correspondent à la deuxième moitié du roman. 

En fait, il y a même certains éléments que j'aurais appréciés de voir davantage dans cette deuxième moitié ; par exemple concernant la décision de Djötchi, qui n'a rien d'anodine. Le roman passe assez vite sur ses raisons, fait l'impasse sur sa vie ultérieure, puis raconte tout aussi rapidement la résolution de cette affaire. Peut-être est-ce parce qu'historiquement on ne sait réellement rien sur le fond de la pensée de Djötchi, mais dans le roman ça m'est quand même apparu comme un manque. 

Concernant la fin, il n'y a pas de grandes surprises ; comme dans toute bonne biographie, le personnage principal meurt à la fin. Mais j'ai apprécié voir l'interprétation de Conn Iggulden, et j'ai lu avec un vif intérêt les précisions historiques qu'il donne tout à la fin du volume. 

Malgré une première moitié longuette et assez ennuyeuse dans l'ensemble, la seconde partie relève le niveau et j'ai pris beaucoup de plaisir à celle-ci. Ma préférence reste quand même au premier tome. 

Note finale :
6/10