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22.01.2012

L'épopée de Gengis Khan T1 - Le loup des plaines

Synopsis

XIIe siècle, entre le lac Baïkal et la Mandchourie, au cœur de l' Asie centrale. À la mort de Yesugei, khan de la tribu mongole des Loups, l'un de ses guerriers s'empare du pouvoir et abandonne dans l'immensité de la steppe la veuve et ses enfants. Temüdjin, le fils cadet du vieux khan, n'a alors que douze ans mais parvient à survivre avec sa mère et ses frères en se nourrissant du peu que leur concède une terre aride et rude. En compagnie d'une poignée d'hommes bannis comme lui, il multiplie les razzias. Temüdjin ne serait peut-être resté que le chef d'une bande de pillards si une détermination farouche ne l'habitait : venger la mort de son père et, à cette fin, unir toutes les tribus mongoles face aux Tatars.
Dans ce premier volet d'une épopée grandiose, Conn Iggulden relate les jeunes années du futur Gengis Khan, un homme à l'incroyable destin, qui bâtira un empire plus vaste et plus puissant que ceux d'Alexandre et de Jules César.

Avis

Une fois ce roman entamé, je ne pouvais plus l'arrêter, si bien que je n'ai strictement rien lu d'autre en même temps : ni manga, ni magazine, ni journaux, ni rien ! J'étais totalement immergée dedans, et je l'ai trouvé vraiment passionnant.
La lecture est très fluide, pas exemplaire mais propre et facile à lire. Je crois que la caractéristique de l'auteur, c'est surtout la densité qu'il met dans les événements qu'il raconte, ce qui rend l'oeuvre très intense. On ne s'ennuie jamais, les longueurs brillent par leur absence, et on tourne réellement les pages sans voir le temps passer. Les scènes ne cessent de s'enchaîner, avec équilibre ; parfois, tout s'enchaîne presque trop bien, mais vu l'excellent résultat que ça donne, on ne s'en plaindra pas.
Cependant ce roman n'est pas parfait, il y a des points qui m'ont un peu déçue et parmi eux, il y a notamment le côté superficiel de l'oeuvre : bien que l'auteur ait vécu parmi les Mongols, il ne dit presque rien de leurs mentalité, de leurs croyances, de leur histoire. À peine certaines coutumes, tels le mariage ou le rite funéraire, sont-elles brièvement mises scènes. De plus, il n'y a pas assez des descriptions : on peine à se représenter physiquement les personnages ; quant aux paysages, si je ne savais pas déjà à quoi ressemble la Mongolie, je n'aurais aucune idée du décor dans lequel ils évoluent. Ce défaut apparaît aussi chez les personnages, car ils ont beau être nombreux et suffisamment bien évoqués pour qu'on ne les oublie pas, dans l'ensemble ils sont peu développés et souvent totalement absents alors qu'ils sont importants dans le récit (Börte, Kachium,...).
Moi qui lis beaucoup de cycles (et c'en est un, pourtant !), je suis habituée à ce que tous les points d'une oeuvre soient bien soignés et chaque passage développé. Alors je suis parfois restée un peu sur ma faim. Heureusement, le bouquin était dans l'ensemble si passionnant que ça ne m'a pas trop dérangée.
Je suis surtout très satisfaite d'avoir eu l'occasion de me pencher sur la vie d'un homme que je ne connaissais quasiment que de nom, et notamment j'ai été très surprise d'apprendre que contrairement à d'autres célèbres conquérants, comme par exemple Alexandre le Grand qui était prince de Macédoine, Gengis Khan, lui, a réellement débuté à partir de rien : le dénuement le plus total dans une société capable d'abattre les vagabonds comme du gibier sous prétexte d'abréger leurs souffrances. Bref, un personnage vraiment fascinant et rien que pour le découvrir encore, je lirais de toute façon la suite de ce roman.

Note finale :
7/10